L´acier à l´honneur au pavillon luxembourgeois lors de l´Exposition universelle de 2010

L’Exposition universelle 2010 s’est tenue à Shanghai (Chine) pendant 6 mois et a accueilli des visiteurs venus de près de 200 pays. L’un des bâtiments les plus en vue sur ce site de 5,3 km² n’était autre que le pavillon national luxembourgeois.
Conçu par l’architecte François Valentiny, il a utilisé de l’acier résistant à la corrosion atmosphérique pour créer un dialogue spectaculaire entre le visiteur de l’Expo et la nature.

Commercialisé sous la marque Indaten® par ArcelorMittal en Europe, l’acier résistant à la corrosion atmosphérique a d’abord été développé aux Etats-Unis à la fin des années 1930. Depuis, il a été utilisé dans de nombreux immeubles, ponts et sculptures requérant une finition naturelle et pérenne.

Pablo Picasso, par exemple, s’en est servi en 1967 pour sa sculpture Chicago Picasso, qui se trouve toujours sur la Daley Plaza.

La dernière création en date était le pavillon national du Luxembourg de l’Expo de Shanghai. Conçu par le Luxembourgeois Francois Valentiny, le pavillon a pris la forme d’une vaste maison unifamiliale cernée par un mur digne d’une forteresse.

La dureté de l’acier résistant à la corrosion atmosphérique était adoucie par des arbres plantés au sommet de l’enceinte, un jardin suspendu le long du noyau interne et un bassin couvert de nénuphars géants en acier. « J’ai planté des arbres et de la végétation pour que le bâtiment central ressemble à un château », expliquait l’architecte. « En chinois, Luxembourg signifie forteresse et forêt, si bien que je joue avec les images, les signes et les formes ».


Un produit magique
Francois Valentiny a choisi l’acier résistant à la corrosion atmosphérique d’ArcelorMittal après l’avoir déjà utilisé pour divers projets.

Son choix a été influencé par la finalité du bâtiment et sa durée de vie : « Pour un pavillon qui doit résister six mois, l’acier et le bois sont idéaux car ces matériaux sont faciles à construire et à recycler. » Les tôles de 5,6 x 1,5 m ont été fabriquées à l’usine de Fos-sur-Mer (France) d’ArcelorMittal et acheminées jusqu’à Shanghai, où le pavillon a été assemblé par des ingénieurs locaux.


Au départ, le matériau choisi avait surpris l’équipe chinoise et la construction avait été reportée de trois semaines.   « Pour les ingénieurs chinois, l’acier résistant à la corrosion atmosphérique est un produit magique », souligne François Valentiny. « C’est du haut de gamme et pour eux, cela se respecte ». Rassurés à l’idée de pouvoir utiliser le matériau comme les autres types d’acier, les ingénieurs avaient commencé la construction et l’avaient bouclée dans les temps.

De l’acier, de l’épicéa et du verre
L’acier résistant à la corrosion atmosphérique était réservé à l’extérieur, au plancher et à la toiture du pavillon. C’est la signature de la philosophie conceptuelle de Valentiny : « Trois matériaux, c’était suffisant ».

J’aime utiliser les mêmes surfaces pour les murs, le sol et le toit, ce qui réduit fortement le nombre de matériaux compatibles ». Le plafond intérieur était garni d’épicéa provenant des forêts luxembourgeoises et logeait dans des châssis en acier. Le troisième matériau était le verre, qui habillait les ouvertures du pavillon.

Juchée sur une colonne en acier de trois mètres, la statue de la Gëlle Fra (la femme en or) regardait le visiteur. Créée en 1923, elle trônait en temps normal sur la place de la Constitution à Luxembourg, mais elle a été prêtée au pavillon pour la durée de l’Expo.
« Le contraste entre l’acier oxydé et la surface dorée de cette statue procure un sentiment étrange », précisait Francois Valentiny. « Lorsque vous regardez l’ensemble la nuit, l’acier ressemble aussi à de l’or ».


Des millions de visiteurs étaient attendus
Les visiteurs de l’Expo ont bien réagi au pavillon : « Les Chinois sont très curieux et montrent un grand intérêt pour ce matériau. Au cours des premières semaines, ils touchaient la façade car ils pensaient qu’il était impossible de construire avec de l’acier rouillé ». Plus de six millions de personnes ont visité le pavillon luxembourgeois au cours des six mois.

Bien que l’acier résistant à la corrosion atmosphérique constituait le plancher tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, aucun revêtement n’a été nécessaire pour le protéger des éléments ou du passage des visiteurs.

A la fin de l'exposition la Gëlle Fra est revenue au Luxembourg. Courant premier trimestre 2011, le pavillon sera démonté et reconstruit sur un nouveau site à Hunan et servira comme lieu d'exposition permanent pour les produits sidérurgiques.


A propos de l’acier résistant à la corrosion atmosphérique
Commercialisé par Flat Carbon Europe sous la marque Indaten®, l’acier résistant à la corrosion atmosphérique développe sa patine suite à son exposition à l’atmosphère.

La première couche d’oxyde apparaît au bout de quelques semaines, la couleur finale étant obtenue après un à deux ans. La finition peut résister, sans maintenance, pendant 80 ans au moins. L’acier peut également être pré-oxydé.

Le métal d’alliage primaire de ce type d’acier primaire est du cuivre dans des concentrations allant jusqu’à 0,55%. Le cuivre produit une couche de protection homogène et régénératrice sur la surface. Cette couche retarde la corrosion et préserve l’intégrité de l’acier sous-jacent.

Photos: © Pierre Engel - ArcelorMittal


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